Galerie de l’Europe – Paris, 2013

Du 18 Septembre au 22 Octobre 2013

Galerie de l’Europe

55 rue de Seine ( Métro Mabillon, St Germain des Prés ou Odéon)

Paris 6è

« Ombres et lumières de Venise »

Vernissage le Jeudi 19 septembre à partir de 18H30

Tous les jours sauf le Lundi de 10H30 à 13H et de 14h à 19H

Tél 01 55 42 94 23

 

Nuit 97 x 146 cm

Nuit 97 x 146 cm

Catalogue disponible à la Galerie – Préface Lydia Harambourg critique d’Art

Galerie de l’Europe – Paris, 2012

Nature(s) Silencieuse(s)

Peintre intimiste, Bernard Bouin plonge ses sujets dans le silence. Ses paysages de Venise, où il a séjourné récemment, sont des transpositions émotionnelles de sa contemplation. Ce ne sont pas les images, emblématiques de la Sérénissime qui le retiennent, mais une atmosphère particulière propre à la lagune et à son immensité. L’espace, ouvert aux jeux du crépuscule, suggère l’illusion. Le peintre ne retient que quelques détails : des pontons, la côte éloignée d’une des iles s’effaçant dans la brune, inscrivent une perspective dans un plan unique presque entièrement consacré aux vibrations nocturnes. Cette incertitude du lieu convient au peintre attentif à l’arrêt du temps. Le pouvoir de fascination qu’exerce sa peinture est toujours aussi efficace, qu’il s’agisse de personnages énigmatiques figés dans la lumière d’un réverbère, un thème qui traverse son oeuvre avec ses vues urbaines nocturnes, ses paysages diurnes soumis aux changements saisonniers de la lumière. Ici, la lumière incertaine, papillotante de touches légères, organise la toile et la rythme. La dimension réaliste du sujet croise la perception subjective de l’artiste.

Avec ses natures mortes, Bernard Bouin relie le passé au présent. La simplicité des objets – un pot en céramique blanche associé à des figues , à un citron, à des raisins ou une pastèque – est encore une fois un prétexte à exprimer ce qui ne se voit pas. Sa peinture est une méditation sur la part matérielle des choses et leur présence impalpable. Tout le travail de Bernard Bouin réside dans la subtilité d’un double espace temporel et spirituel. Cette simultanéité, filtrant le regard et la pensée, fait allusion à la métaphore du miroir.

Son talent est de nous faire partager l’illusion de la réalité transposée.

Lydai Harambourg – Gazette Hôtel Drouot – Octobre 2012

 

Galerie Vanaura – Versailles, 2012

« La lumière de l’instant »

Dans ses œuvres, il capte la lumière de l’instant, qu’il s’agisse de paysages, de natures mortes ou de portraits. Il accapare l’essence de la journée, de la nuit et l’appose comme une partition musicale sur sa toile. Il développe une intériorité propice à l’abandon de chaque être. Quand les formes se cachent, la lumière surgit, le plein et le vide se succèdent. Chacune de ses œuvres est réalisée en plusieurs dynamiques sensorielles lumineuses : la lumière de l’instant.

Cette émergence lumineuse est l’élément fédérateur de ces compositions que notre regard identifie immédiatement dans un silence intérieur accordé à la simplicité des images. D’emblée elles s’imposent à nous comme des résurgences de formes connues. Dans l’opacité du visible s’est glissée l’évidence d’une plénitude. Face à la réalité objective, la lumière métamorphose, dans sa volonté de distance, l’apparence des choses, jusqu’à n’en garder que ses aspects sensoriels.

Lydia Harambourg, critique d’art, février 2003.

Galerie Art Expo – Moulins, 2011

« Le temps suspendu »

« Le langage pictural de Bernard Bouin s’inscrit dans la lignée de peintres aussi éclectiques que Piero Della Francesca, Giotto, Poussin, Balthus et Hopper. Pourtant cette filiation n’est pas anodine puisque ces artistes ont dépassé la simple représentation réaliste des modèles et le la nature pour donné un sens caché à chaque tableau.

Bernard Bouin peint des scènes familières, reconnaissables au premier regard mais qui suscitent pourtant l’étrangeté. Une force d’attraction mystérieuse s’échappe de chacune de ses oeuvres pourtant si objectives

Eglantine Lebacq , attachée scientifique Musée des Beaux Arts de Mons ( Belgique)

Galerie de l’Europe – Paris, 2011

[…] Pour les savants, l’aube et le crépuscule sont un seul phénomène et les grecs pensaient de même, puisqu’ils les désignaient d’un mot que l’on qualifiait autrement selon qu’il s’agissait du soir et du matin…

…Le lever du jour est un prélude, son coucher, une ouverture qui se produirait à la fin au lieu du commencement comme dans les vieux opéras…Mais, de la suite du jour, l’aurore ne préjuge pas…

…Pour le coucher du soleil, c’est autre chose; il s’agit d’une représentation complète avec un début, un milieu et une fin. Et ce spectacle offre une sorte d’image en réduction des combats, des triomphes et des défaites qui se sont succédé pendant douze heures de façon palpable, mais aussi plus ralentie. L’aube n’est que le début du jour ; le crépuscule en est une répétition.

… Il y a deux phases bien distinctes dans le coucher du soleil. Au début, l’astre est architecte. Ensuite seulement (quand les rayons parviennent réfléchis et non plus directs) il se transforme en peintre. Dès qu’il s’efface derrière l’horizon, la lumière faiblit et fait apparaître à chaque instant des plans  plus complexes.

…Rien n’est plus mystérieux que l’ensemble des procédés toujours identiques, mais imprévisibles, par lequel la nuit succède au jour. Sa marque apparaît subitement dans le ciel, accompagnée d’incertitude et d’angoisse.

Extraits de « Tristes Tropiques ». Claude Lévi-Strauss.

 


Galerie de la Sirène – Le Mans, 2010

Bien qu’elle traverse la nuit, la peinture de Bernard Bouin est une peinture de l’aube dans la mesure où elle est ce retour de confiante clarté où lentement reparaît ce qui avait été englouti.

Cette peinture est de celles qui s’abritent dans un mystère dont elle ne consent à livrer que des éclats feutrés, jamais les clés ».
[Philippe Roy – Octobre 2010]

www.bernardbouin.com

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Galerie de l’Europe « Rivages » – Paris, 2010

La peinture intemporelle et énigmatique de Bernard Bouin par Agnès Lecompte.

L’exposition actuellement présentée à la Galerie de l’Europe sur l’œuvre de cet artiste et intitulée « Rivages » met l’accent sur des compositions situées en bord de mer.

Les paysages figurant des étendues marines vues de terre , une clôture délimitant ces deux zones distinctes, laissent une place importante au ciel peint dans des nuances variées et sont déclinés à toutes les heures du jour et de la nuit.

Du bleu pastel au bleu foncé des clartés fluorescentes s’inscrivent sur le tableau, mais cette luminosité a parfois des accents électriques et blafards rasant la surface du sol et donnant l’impression de se perdre dans l’immensité calme des eaux.

Rarement, des personnages occupent l’espace de la toile dans ce clair-obscur peu propice à l’agitation humaine, d’autres productions de ce créateur traduisent des moments plus précis de l’existence des êtres, évoquant parfois l’attente, le manque, la solitude, le bonheur ou même la mort.

Des sentiments complexes et subtils peuvent en effet naître à l’observation de ces images souvent troublantes par leur simplicité comme si le peintre cherchait à suggérer une présente immatérielle.

Dans le cadre de cet événement pictural, les tableaux de l’infini de l’océan qui rejoint la ligne d’horizon dans une atmosphère diurne ou nocturne permet de contempler le monde de tous les possibles enveloppé d’un certain mystère.

Il sous-tend toute vie consciente même s’il est dans ces images maritimes limité et coupé, traversé par ces palissades structurant l’ensemble qui démarquent en quelque sorte deux univers, l’un peut être visible et l’autre accessible par la réflexion ou

une pensée plus métaphysique.

Art Gazette international Octobre 2010.

www.bernardbouin.com

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Galerie de l’Europe
55 rue de Seine
Paris 75006

Galerie de l’Europe – Paris, 2009

Paysages

Les peintures récentes de Bernard Bouin fascinent étrangement le spectateur, car nous sommes bien en face d’une image qui diffuse insensiblement une atmosphère propre à chacune des saisons. Un cycle qui renouvelle l’approche du paysage, ses formes changeantes sous la pression lumineuse. La lumière précisément, qui chez Bernard Bouin, écrit, compose une scène. La présence d’acteurs a longtemps maintenu sa peinture dans une énigme dont il ménageait chaque détail dans une narration sous-entendue propre à stimuler l’imaginaire.

Aujourd’hui, ses paysages sont déserts de toute présence. Le mystère qui les fait vivre vient de cette même lumière à laquelle le peintre dédie sa peinture. On sent bien cette quête d’une clarté impalpable, d’une transparence qu’il atteint par le travail de l’huile par des touches fondues, reprises par les complémentaires, pour parvenir à une sorte de voile qui semble plaqué sur le paysage. D’où le sentiment d’un paysage sidéré, mais non désincarné, car tangible d’une myriade points lumineux, mais intemporel malgré la saisie de son portrait saisonnier. La froidure de l’hiver répond à la saturation de l’été, et la fraîcheur volubile du printemps à celle des rousseurs de l’automne. Bosquets, haies, plaines ponctuées d’arbres, vallées arborées se contemplent dans un silence absolu.
Se consacrer au paysage avec tant de soumission au sujet est rare et audacieux. Hors mode et hors du temps, tel fut toujours l’engagement de Bernard Bouin

qui conjugue cette nouvelle thématique au temps de la peinture.

[ Gazette du  16 Octobre 2009  Lydia Harambourg ]

Galerie de l’Europe
55 rue de Seine
Paris 75006

www.bernardbouin.com

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