Galerie de L’Europe – Paris, 2008

Bernard Bouin et ses références classiques

Bernard Bouin est un des rares artistes contemporains à revendiquer son attachement à la peinture classique. Et l’un des

rares, aussi qui pousse à ce point le souci de la connaissance technique dans l’art de peindre.
Références classiques, donc Poussin, Chardin mais aussi le Caravage, Zurbaran, Morandi, Balthus… «tous peintres de la réalité», souligne-t-il.
Cette réalité prend chez Bernard Bouin un caractère étrange, presque onirique, dans ce qu’il tente de traduire sur la toile la dimension énigmatique des choses.
Que font, que pensent ces femmes figées dans l’instant, reflétées dans un miroir, baignées par la lumière d’une fenêtre ? Que va-t-il se passer dans ces paysages urbains désertés ? Comme ce virage en bord de mer rendu sur plusieurs tableaux, le matin, à midi, le soir et qui constitue l’une des clés de l’exposition.
Bouin aime les jeux de lumière, c’est sa marque….

[ Extraits Valeurs Actuelles 4 Avril 2008 Charles Chatelin ]

Galerie de L’Europe
55 rue de Seine 75006 Paris
Du 3 avril au 3 mai 2008

www.bernardbouin.com

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Galerie de l’Europe – Paris, 2007

La peinture de Bernard Bouin appelle le silence. Le regard s’immobilise sur une scène cadrée dans laquelle la lumière instrumentalise une action, à venir ou passée.
Le temps qui est celui de la peinture, est suspendu. Les qualités picturales de l’artiste ajoutent une saveur particulière à ses compositions, dont la simplicité, la disposition des objets dans ses natures silencieuses, rigoureuses dans leur dépouillement, ou encore les paysages d’un classicisme janséniste sont l’expression visible d’un monde intérieur. Amoureusement travaillée, sa peinture ménage des effets nocturnes, des éclairages fortement contrastés sous l’action des lampadaires le long des trottoirs déserts. Bouin suggère une dramaturgie dont la peinture est redevable par le mystère qu’elle distille. Avec les Abribus, la narration se fait plus prégnante, figurant des personnages dans l’attente.

[ Gazette 11 mai 2007 Lydia Haranbourg ]

Galerie de l’Europe
55 rue de

Seine 75006 Paris
Du 26 avril au 26 mai 2007

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Le téléphone (2006)

Construit autour de la toile "Le téléphone soir" peinte en 1997, Bernard Bouin peint en 2006 cet ensemble de trois toiles.

L'ensemble sera présenté en 2009 à la Galerie Saint Firmin à Lyon.

Peintures

Autres "Ensembles"

Le miroir (2005)

Cet ensemble de quatre peintures, « Le miroir, 2005 » de 65 x 50 cm peintes en septembre 2005, reprend plus simplement l'idée du miroir évoqué en 2004 avec l'ensemble des quatre diptyques de l'exposition du Musée de Mons: "Le temps suspendu".

Peintures

Autres "Ensembles"

Musée des Beaux Arts de Mons – Belgique, 2005

Le temps suspendu

Préface du catalogue de l’exposition « Le temps suspendu » Musée des Beaux Arts  Mons ( Belgique) – Michel De Reymaeker Conservateur en chef des Musées communaux de Mons .

Contrairement aux apparences, pour Bernard Bouin le sujet n’est que prétexte et, si tout ce qui touche l’humain lui importe, il n’est ni portraitiste, ni peintre de nus…Non ! Si Bernard BOUIN est figuratif, c’est que la figure, bien plus que l’image, l’interpelle. S’il est figuratif, c’est qu’il est d’abord peintre. Ce qui pousse Bernard Bouin à peindre, c’est donc la peinture elle-même et ses possibilités d’existence : au-delà du sujet – et non par lui, comme d’aucuns pourraient le croire – ce sont les conditions mêmes qui permettent l’apparition des formes qui attirent, inspirent et mobilisent l’artiste.

Comment – et pourquoi – suspendre le temps qui, toujours, inexorablement, s’écoule pour inscrire des formes dans la stabilité fictive, et souvent étrange, d’un rêve d’éternité riche de promesses déjà accomplies ?

Comment – et à quelles fins – organiser des surfaces susceptibles non seulement d’accueillir ces formes, mais surtout de les faire émerger et de les exalter ?

Comment – et pourquoi – construire un espace aux teintes et lumières irréelles, qui soulignent la distance, d’ailleurs revendiquée, entre le sujet dans sa réalité concrète et le sujet dans sa représentation peinte ?

Comment – et pourquoi – recourir tantôt à la ligne claire, tantôt au dessin pictural, ici au tracé incisif et précis, là à une écriture nerveuse et fouillée ?

Ces interrogations, qui sont d’incessantes oscillations entre des pôles apparemment opposés, Bernard Bouin se les pose parce que, inlassablement, il cherche à concilier et à exprimer en un seul mouvement, en une œuvre unique, le monde visible et le monde spirituel, le concret et le mental…

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