Bourbon l’Archambault, 2013

Espace Culturel de Bourbon l’Archambault (Allier)

2 rue du Parc – Ancien Casino

« Silences et Réalités »

Du 19 Juillet au 31 Août 2013.

Tous les jours sauf le Jeudi de 15 heures à 18 heures.

Toiles dans l'exposition 1

Toiles dans l'exposition 2

Exposition qui sera ensuite présentée à la

Galerie ArtExpo 34 place d’Allier Moulins ( Allier)

Du 3 septembre au 7 Octobre 2013

Crépuscule 130 x 97 cm

Crépuscule 2011 - 130 x 97 cm

« Nietzsche, Venise et la musique » au Musée de Rabastens (Tarn) – 2013

" Sans la musique, la vie serait une erreur, une besogne éreintante, un exil

On pourrait peut-être classer tout le Zarathoustra dans la musique ? "

Friedrich Nietzsche

 

 

«Quand je cherche un mot pour remplacer celui de Musique, je ne trouve jamais que le mot Venise».

Friedrich Nietzsche

 

 

Salle 1 – Ainsi parlait Zarathoustra

Ainsi parlait Zarathoustra

Ainsi parlait Zarathoustra

Salle 2 – Nietzsche, Venise et la musique

Photo-1-Salle-2-

Venise - Musée de Rabastens - Bernard Bouin

Dans la première salle on pourra découvrir l'installation peinture - musique "Ainsi parlait Zarathoustra" d'après le poème musical de Richard Strauss et l’œuvre de Friedrich Nietzsche  (voir dossier sur ce site).

Ce travail est dans la continuité de l’installation peinture-musique « Le Chant du jour » réalisée avec le violoncelliste Bruno Cocset en 2010.

C'est à la suite du concert « Ainsi parlait Zarathoustra »de Richard Strauss (Dimitri Liss et Orchestre de l’Oural) au moment de la Folle Journée de Nantes en 2011 que j'ai imaginé cette œuvre de 14 peintures. J’ai donné aux peintures mes propres titres qui correspondent aux 9 séquences de l’oeuvre de Richard Strauss. Les textes de Friedrich Nietzsche sont pris librement dans « Ainsi parlait Zarathoustra ».

La composition de l'ensemble pictural suit la structure de l'oeuvre musicale de Richard Strauss.
En effet, j'aimerais que mon projet soit comme un éloge à la musique comme elle a été au centre de la vie de Nietzsche.

Je suis donc revenu à Nietzsche par la musique...
Ensuite en faisant des lectures multiples de Zarathoustra, j'ai isolé les aphorismes qui pourraient faire naître "mes images".
J'ai travaillé pour créer "mes images" entre la musique de Strauss et les aphorismes de Nietzsche que j'ai choisis.

 

Même s'il est surtout un grand philosophe, Nietzsche est d'abord un artiste, un poète.

Il pense dans le paysage, en marchant, et son Zarathoustra est aussi très visuel (de même que le poème symphonique de Richard Strauss) : c'est ainsi que sont nées "mes images".

Je veux lier ainsi peinture, musique et philosophie.
Bien sûr, il n'était pas question pour moi d'embrasser l'ensemble de l'oeuvre mais plutôt d'en donner ma vision personnelle.

 

J’aime « les quatre Saisons » de Nicolas Poussin du Musée du Louvre….

J’ai donc imaginé que « Le Chant de la danse » de Richard Strauss, ronde de l’Univers selon Romain Rolland deviendrait « Le chant des Saisons ».

 

Bernard Bouin

 

L'exposition se poursuit dans la deuxième salle avec un ensemble de peintures récentes sur "Venise"

Presse et informations pratiques

Lieu

Hôtel de la Fite, 2 rue Amédée Clausade 81800

Date(s)

Du 17 Mars au 23 Juin 2013

Téléphone

05 63 40 65 65

 

 

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Exposition du 8 Janvier au 31 Janvier 2013

Autour de "Nuit/Chaos", le dernier travail sur " Venise" de Bernard Bouin présentée en Octobre 2012 à la Galerie de l'Europe Paris, dans le cadre de la conférence Histoires d'Art d'Anne-Marie Chiron :

Conférence le 16 Janvier à 18 heures

Venise, d'hier et d'aujourd'hui

De l'exposition Guardi et Canaletto au Musée Jacquemart-André (Paris) à Bernard Bouin

Le-pont-Nuit-81-x-100-cmLe pont Venise 81 x 100cm

Nuit-Chaos-307-x-213-cmNuit/Chaos 307 x 213 cm

L’ensemble Le Chant du Jour

"Le Chant du Jour" est une installation peinture - musique réalisée avec le violoncelliste Bruno Cocset, est composé de 3 polyptyques de 5 toiles dimension chacune 114 x 730 cm représentant les heures du jour, les âges de la vie et, face à cet ensemble, un dessin au crayon pastel blanc sur toile de format vertical appelé « Nuit/Chaos » dimension 307 x 213cm.

C'est cette dernière oeuvre qui sera présentée à Guidel.

Près de l'oeuvre sera diffusée la Vidéo d'Olivier " Nuit/Chaos" et les musiques choisies et jouées par Bruno Cocset et les Basses réunies.Le but est de créer un instantané entre œuvre picturale et musique et de faire  vivre en temps réel la rencontre de deux mondes artistiques.

Ce n’est donc pas seulement une exposition de l'œuvre picturale mais la concrétisation d’un échange en temps réel entre l’art pictural et la musique… une partition où peinture et musique deviennent indissociables.

A propos du chant du jour

Hôtel de Limur – Vannes (2010)

Cette installation se présente sous deux formes :

A l'Hôtel de Limur: des enregistrements musicaux diffusés en écho des peintures,

A l'Auditorium des Carmes: un concert dans lequel Bruno Cocset et les Basses Réunies ont développé ces séquences musicales devant une vidéo réalisée par Olivier Bouin.

C'est aussi une réflexion entre la forme vivante et sa reproduction : peintures et enregistrements musicaux  dans la partie exposition et, durant le concert, musique vivante face à une  vidéo réalisée avec la matière picturale de chaque tableau.

 

Cet évènement, organisé par la Ville de Vannes, qui a eu lieu à l'Hôtel de Limur du 7 Août au 17 Octobre 2010 et l' Auditorium des Carmes les 7 et 8 octobre 2010, a connu un très grand succès :

- 19500 visiteurs à l'Hôtel de Limur.

- 500 spectateurs à l'Auditorium des Carmes.

 

Bruno Cocset et son ensemble Les Basses Réunies ont développé  les séquences musicales diffusées pendant l’exposition dans le cadre d'un concert à l’Auditorium des Carmes devant la vidéo d'Olivier Bouin.

 

A propos du « Chant du jour »

Centre des Arts André Malraux – Douarnenez, 2010

Natures Silencieuses par Philippe Roy – extraits 2002.

(…) Renoncement et ascèse : ces mots viennent à l’esprit devant l’écart et le silence de l’œuvre de Bernard Bouin et son refus de se faire l’écho du bruit et le la fureur du monde. Ce sont là les exigences que s’impose le peintre pour pouvoir accueillir la résonance du souffle. Et c’est alors que, dans la tonalité du vide, dans le silence nimbé d’aurore, la forme et la couleur des choses viennent à la lumière. Car c’est du vide comblé par le pinceau que naît le forme. C’est de l’espace percé de lumière que naît notre regard.

(…) C’est une vision qui se réalise dans l’acte de peindre. La beauté de sa peinture et sa simplicité , la révélation de l’objet , l’unité et l’identité réconciliées avec ce qui est, situent Bernard Bouin à l’écart de la violence de l’expression et des formes disloquées ou du traitement purement abstrait des matériaux. Il est exactement dans es marges de la modernité. Et non pas contre elle.

(…) Il y a chez Bouin cet arrêt du temps et son résultat : le vide , le silence, l’absence de mouvement , les ombres figées d’une lumière qui ne connaît pas sa source.Ne demeurent dans ces tableaux que la vibration des couleurs à la lumière et le pouvoir spirituel et invisible de la réminiscence. Tout s’impose à

nous avec l’évidence d’une rencontre nécessaire,  où l’art est tout, c’est à dire cette puissance de suggestion, de révélation du rien. Cette peinture est d’une exemplaire nudité. Sentinelle de la banalité des jours , postée à la lisière du rien, elle ressasse une petite musique bien à elle , toute de fine mélancolie, et qui , le dernier regard porté, s’insinue en nous avec une dérangeante insistance….

www.bernardbouin.com

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Musée des Beaux Arts de Mons – Belgique, 2005

Le temps suspendu

Préface du catalogue de l’exposition « Le temps suspendu » Musée des Beaux Arts  Mons ( Belgique) – Michel De Reymaeker Conservateur en chef des Musées communaux de Mons .

Contrairement aux apparences, pour Bernard Bouin le sujet n’est que prétexte et, si tout ce qui touche l’humain lui importe, il n’est ni portraitiste, ni peintre de nus…Non ! Si Bernard BOUIN est figuratif, c’est que la figure, bien plus que l’image, l’interpelle. S’il est figuratif, c’est qu’il est d’abord peintre. Ce qui pousse Bernard Bouin à peindre, c’est donc la peinture elle-même et ses possibilités d’existence : au-delà du sujet – et non par lui, comme d’aucuns pourraient le croire – ce sont les conditions mêmes qui permettent l’apparition des formes qui attirent, inspirent et mobilisent l’artiste.

Comment – et pourquoi – suspendre le temps qui, toujours, inexorablement, s’écoule pour inscrire des formes dans la stabilité fictive, et souvent étrange, d’un rêve d’éternité riche de promesses déjà accomplies ?

Comment – et à quelles fins – organiser des surfaces susceptibles non seulement d’accueillir ces formes, mais surtout de les faire émerger et de les exalter ?

Comment – et pourquoi – construire un espace aux teintes et lumières irréelles, qui soulignent la distance, d’ailleurs revendiquée, entre le sujet dans sa réalité concrète et le sujet dans sa représentation peinte ?

Comment – et pourquoi – recourir tantôt à la ligne claire, tantôt au dessin pictural, ici au tracé incisif et précis, là à une écriture nerveuse et fouillée ?

Ces interrogations, qui sont d’incessantes oscillations entre des pôles apparemment opposés, Bernard Bouin se les pose parce que, inlassablement, il cherche à concilier et à exprimer en un seul mouvement, en une œuvre unique, le monde visible et le monde spirituel, le concret et le mental…

www.bernardbouin.com

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Chapelle des Ursulines – Lannion, 2004

La Ronde des jours

Nébuleuse lumineuse

Il n’y a pas de lumière intense sans mystère ou sans énigme.

Bernard Bouin l’habille d’une intemporalité silencieuse dans laquelle se lovent réalité et illusion.

Il la peint et la suspend au temps . Le temps d’une vibration

Et que la lumière scintille ! Tel pourrait être l’adage de ce peintre pour qui tout semble être mirage. Il donne à la pureté de ses images , la couleur de l’embrun, la musicalité d’une symphonie silencieuse enveloppée d’une nébuleuse lumineuse .

Bernard Bouin plante un dramaturgie névrotique : l’insaisissable face à la réalité . Une réalité plongée dans le frémissement d’une nature à la fois menaçante et sensuelle . L’insignifiant  sublimé transforme les saisons, immobilise l’espace-temps alors qu’à l’échelle humaine « le promeneur » s’y perd. Devant l’immensité et l’incertitude de ce qu’il nous est donné à voir, reste le rêve éveillé, grotte souveraine peuplée de récurrences et de secrets. Peut-on aussi parler de voyage astral lorsque ces paysages champêtres ou urbains épurés se figent dans une chrysalide finement modulée ? A vrai dire, c’est dans l’inépuisable richesse du temps que Bernard Bouin s’amuse à rendre les scènes familières « étranges ». « Le quai », lieu immuable d’un présent pour un ailleurs , se mure dans un départ et une arrivée fragilisés. « L’allée » file à la lueur nocturne d’un lampadaire vers une mystérieuse source lumineuse quelque peu vaporeuse. Tout part du banal , de la petite « chose » sans intérêt confrontée brusquement à une atmosphère trouble dans lequel le temps n’est plus qu’une interrogation repliée sur elle-même .

Bernard Bouin lui donne une patine fine et dense avec ses dégradés subtils et des transparences de couleurs mettant en scène chaque élément aussi anodin soit-il.

Un art qui se perd au regard de notre technologie omnipotente .

Harry Kampianne – Arts actualités Magazine.

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Musée des Beaux Arts – Vannes, 2004

Silences et Réalités

Préface du catalogue d’exposition par Marie Françoise Le Saux Conservateur en chef des Musées de Vannes

Entrer dans la peinture de Bernard Bouin par le grand polyptyque « Montagne » peint en 1999 au retour d’un voyage à la Réunion, pourrait être le rappel de son goût profond pour le paysage . Mais il s’agit là d’une rencontre particulière avec une nature primitive, d’un choc émotionnel chez un peintre dont les questions touchant au vivant au sens biologique , construisent l’oeuvre.

Cette plongée dans le végétal fait écho aux recherches de Gauguin qui écrit :  « la couleur, est une vibration comme la musique, atteint ce qu’il y a de plus général, et partant de plus vague dans la nature : sa force intérieur ». La quasi-monochromie de verts, la lumière sourde et le format inhabituel ( 114 x 730 cm) traduisent la démesure de la nature.

Elle conduit le peintre à une perception du sacré et lui permet de saisir les mécanismes de la vie en perpétuel jaillissement et poursuivre son questionnement sur la place de l’homme dans le monde.

C’est par le dessin des paysages familiers et des objets de quotidien, explorés dans leur géométrie interne, cernés dans leurs contours que s’opère l’appropriation des formes. Les esquisses, minutieusement reportées sur la toile, sont oubliées, effacées, dès lors que commence le travail de la couleur.

Bernard Bouin peint des paysages réels, connus de lui, l’objet simple le rassure, et seule l’émotion qui surgit de la forme lui importe. Les paysages de campagne sont baignés d’une lumière froide, hors du temps, alternent avec des paysages urbains le plus souvent nocturnes. Le peintre se plaît pourtant à rappeler que la nuit, le monde ne disparaît pas, il est simplement caché à notre vue. Devenu image, il échappe ar réel pour toucher la mémoire de chacun. Un quai de gare, reconnaissable à ses murailles de verdure, des personnages immobiles installés dans l’attente, histoires suspendues dans des espaces abstraits, la représentation humaine à toujours habité la peinture de Bernard Bouin.

Bernard Bouin vit avec le sentiment très fort du temps qui passe, l’urgence de la tache à accomplir. Son souci est de comprendre le sens de la vie. Se référant à  Nicolas Poussin (1594-1665), il peint 1994 quatre triptyques sur le thème des saisons. Ce sujet, repris plusieurs fois depuis, est traité en quatre peintures figurant à la fois les saisons et les âges de la vie ou en trois diptyques figurant les heures du jour.

Bernard Bouin à tôt compris que la peinture ne se résume pas à sa représentation. Le motif est prétexte. Il élude donc la fausse querelle de l’abstraction et de la figuration, ainsi que celle des anciens et des modernes. Il renouvelle également l’usage du polyptyque autrefois largement utilisé par les peintres, lui donne une nouvelle justification. Ces espaces, double, ou multiples, ouvrent le champ à des expériences picturales et offrent en même temps au visiteur la possibilité de trouver dans l’image un écho à ses propres émotions.

En refusant la rupture le peintre gagne une formidable liberté.

Les deux quais

www.bernardbouin.com

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